25 Mar

Un bref bilan de 2017

En 2017, nous avons assuré, avec l’engagement de la plupart des Organismes Autorisés pour l’Adoption membres de l’ONG SOS Enfant d’Ethiopie  – Enfants d’Ethiopie, la prise en charge des 92 enfants de 6 à 12 ans de l’orphelinat de Burayu et du VTPC ainsi que le placement de 160 jeunes de plus de 13 ans en famille d’accueil. Par ailleurs, nous avons également participé à l’établissement de 27 enfants atteints du VIH dans 7 maisons louées non loin de Burayu.  Lire la suite

14 Mar

Meskerem, la petite fille de l’est de l’Ethiopie

Meskerem a 11 ou 12 et elle meskerem est originaire d’Harar, une grande ville à l’est de l’Ethiopie. Sa mère, Mulu Kebede, vit là-bas. Elle n’a pas assez d’argent pour s’occuper de Meskerem. Elle appelle parfois pour prendre de ses nouvelles. Son père est parti. Meskerem dit qu’elle a des frères et sœurs mais son dossier ne les mentionne pas.

Meskerem arrive au centre d’Harar à 4 ans, puis elle est transférée à l’orphelinat de Burayou. L’état de santé de Meskerem s’est nettement amélioré depuis l’année dernière. Elle prend un traitement contre l’épilepsie et n’a plus aucune crise, ni aucun évanouissement. Son médecin pense qu’elle faisait des crises, dûs à des souvenirs de l’époque où elle vivait avec sa mère. Comme Elle va mieux, Meskerem a pu reprendre l’école, à la Wisdom Sider School, tout près de l’orphelinat. C’est une école privée, où les enfants sont peu nombreux dans les classes ce qui permet une meilleure prise en charge de leurs difficultés. Elle est très sociable et joue beaucoup à la corde à sauter.

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01 Déc

Chala Toukoul, l’histoire d’un passionné de Foot

Chala

Chala Toukoul a été trouvé à Awassa quand il avait 2 ans. Il est resté là bas pendant quelques temps, dans une famille d’accueil, chez Godama Tulu, puis il a été placé au centre d’accueil d’Awassa. Il a ensuite été transféré à l’orphelinat du Toukoul puis à celui de Burayou.

Chala a 9 ans et est en grade 3, à l’école Khale School, à 1,5 km de Burayou. Il s’y rend en bus tous les matins avec ses camarades de l’orphelinat. Il est en grade 3, ce qui signifie qu’il a un peu de retard sur le plan scolaire, mais il est excellent à l’école. Il aime l’anglais mais n’aime pas l’amharique. Il veut devenir footballeur. Il passe beaucoup de temps à s’entrainer. Il supporte l’équipe de Chelsea, et l’équipe éthiopienne de Gorgi. Il est fan de Didier Drogba. Il aime également dessiner, et les cours de cirque. C’est un enfant très sociable. Il est séropostif, en pré-anti-rétroviral, ce qui signifie que son taux de CD4 ne lui permet pas encore de prendre la trithérapie. Il la prendra certainement très bientôt.

 

04 Nov

Hyruy Tekeste Du Toukoul à l’ingénierie civile !

hiruyOrphelin, Hiruy Tekeste est arrivé à l’orphelinat du Toukoul à l’âge de deux ans, il a ensuite rejoint Burayu à l’âge de 13 ans puis a été placé à 15 ans dans une famille d’accueil de la communauté de Burayu. C’est maintenant un jeune homme de 23 ans, gentil et souriant. Doué pour les études, il vient d’être diplômé en quatre ans d’une école d’ingénieur civil (spécialité calcul des structures en béton et des fondations). En Ethiopie l’université est gratuite pour tous ceux qui passent avec succès les examens d’entrée très difficiles. Les jeunes sont souvent envoyés très loin de chez eux car il y a des universités dans toutes les grandes villes aussi loin soient elles d’Addis Abeba. Hiruy est lui allé à Axum dans le nord de l’Ethiopie. La gratuité des études est un leurre, car il faut payer pour la nourriture, pour les photocopies, etc… Avec son diplôme en poche, il est maintenant à la recherche d’un emploi et a de fortes chances de trouver rapidement car il y a de nombreux chantiers dans Addis comme le tramway par exemple. Même lorsqu’il aura quitté le giron de SOSEE, nous sommes surs qu’il continuera de jouer son rôle de grand frère pour les plus jeunes. Souvent médiateur entre les jeunes et le management du VTPC , il est aussi un exemple de réussite scolaire. Nous sommes bien sur fiers de lui et aussi satisfaits que nos structures permettent cette réussite.

26 Oct

Aresresh, 27 ans, cuisinière à Burrayou

Inteview réalisée pendant l’été 2014.

cuisinièreDepuis combien de temps travaillez vous à l’orphelinat de Burrayou ?

J’y travaille depuis 7 an, en tant que cuisinière.

Habitez vous loin d’ici ?

J’habite dans la ville de Burrayou, et je me rend donc au travail à pied chaque jour.

 

Comment fonctionnent vos horaires ?

Pour ce travail, il y a plusieurs postes :
– un poste du matin, de 7h à 16h
– un poste de jour, de 10h à 18h
– un poste de nuit, de 18h à 7h
Il y a actuellement 8 cuisinières qui tournent sur ces 3 postes. Généralement, certains enfants nous aident.

En quoi consiste votre travail ?

Le travail consiste en la confection de l’injera, plat traditionnel éthiopien, le lavage et l’épluchage des légumes (tomates, pommes de terre, oignons …). Nous faisons aussi le pain, et nous donnons à manger aux enfants qui ne peuvent pas le faire tout seul. Nous faisons aussi la vaisselle.

Nous faisons cela chaque jour, pour les 158 enfants de Burrayou, et le personnel.

Quel est votre salaire pour ce travail ?

Je gagne 700 birr/mois. Je n’ai pas d’enfants moi même, mais mon salaire permet d’aider ma famille à vivre : mes parents, mes frères et sœurs et leurs enfants. Nous vivons tous ensemble, et le salaire de chacun est mis en commun.

Aimez vous votre métier ?

J’aime beaucoup mon métier, je suis motivée et l’ambiance est bonne. Le problème est que nous ne sommes pas assez rémunérées. Le cout de la vie en Ethiopie augmente de plus en plus et cela devient difficile de survivre.

Nous avons besoin de nouvelles blouses de travail car les nôtres sont trop vieilles.